Laurent Jourdan in New York - "Une grenouille dans la grosse pomme"

"Restez pas la, m'sieurs dames: on ferme !"


Les Etats Unis, c'est fini pour moi. J'ai fait le choix de retourner en France pour y travailler et y vivre, a la fin de contrat new-yorkais. Avant d'abandonner ce blog (il restera en ligne mais inactif), je tenais a mettre au propre et partager quelques pensees que j'avais dans la tete depuis un bout de temps sur le theme "francais - americains: les deux rives". Ce n'est pas une dissertation, encore moins une these, juste quelques idees resumees. Bonne lecture.

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Voyage en Floride: "vous avez dit tropical?"


Voici le recit de nos cinq jours passes en Floride, redige en direct de l'hotel a Miami Beach. Pour ceux qui n'aiment pas les palabres, vous pouvez passer directement aux photos (300 photos reparties en cinq albums - soit un par jour) en CLIQUANT ICI

JOUR #1: Arrivee a Miami
Nous avons fait la decouverte de Miami, alias « The Magic City », peuplee de 400 000 habitants (5,5 millions pour l’agglomeration) dont 17% de "vieux" (plus de 65 ans). L’age median est de 38 ans, ce qui confirme d’emblee la reputation de la ville. Durant notre premiere journee a Miami, nous avons vu plus de deux flics (petite parenthese culturelle), beaucoup de sans-abris (3eme ville des USA pour le nombre de familles en desous du seuil de pauvrete aux US), des badauds saouls dans les rues (le rhum cubain, sans aucun doute), de l’eau turquoise au bord d’une plage de sable fin avec cocotiers et palmiers, des fausses poitrines et des liftings, et de l’argent sous toutes ses formes (belles voitures, maisons, etc.)

Miami, un air de Los Angeles ? Oui, une etendue urbaine quadrillee de grands boulevards, eux-memes jonches de palmiers, cocotiers, fast-foods, department stores, diners, et video clubs. C’est accessoirement aussi un chaos architectural total, comme L.A.

Miami, un air de Las Vegas ? Oui, la nuit les complexes hotels-casinos s’illuminent et laissent apparaître un skyline avec neons et facades eclairees en rose, jaune, bleu. Miami est le 3eme skyline du pays apres New York City et Chicago (mesure en tours de plus de 150m). Nous y avons compte plus d’une vingtaine de tours - en majorite de logements - en construction. Plus generalement, nous avons eu une impression de developpement urbain permanent: il y a des travaux partout dans la ville.

Miami, un air d’ile tropicale ? Oui, les gens d’adressent a vous en espagnol spontanement (LV2 anglais, please). La ville est une mosaique culturelle latine (deux tiers de "Latino of any race" et seulement 11% de "White caucasian" au dernier recensement) du fait de la proximite avec la Jamaique, Cuba, Trinidad et Tobago, et les Bahamas. La lenteur relative des gens (plus "laid-back" qu'a New York) donne une temporalite a la vie, un dilettantisme exotique. Dans les rues, on croise beaucoup latinos a la peau brulee par le soleil facon Compai Segundo (paix a son ame). On mange de la nourriture cubaine (servie en portions demesurees chez « Versailles » dans Little Havana) dont la base est l’amidon (yuca, bananes-legumes dites "plantains", riz, lentilles, haricots noirs en sauce a la bresilienne), la viande (porc, viande hachee epicee, bacon et saucisse), et la friture (beignets au fromage, viande ou feculents). Que du dietetique

Le soir, nous avons tente de diner a Hollywood (eh oui, la cote est a le sien), connu pour

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Voyage en terre Amish (Lancaster, PA)


C'est en Pennsylvanie a trois heures de route au sud-ouest de New York City que vivent la plupart des Amish, une communaute vieille de plus de trois siecles descendante de colons Hollandais, Allemands, et Suisses qui vit a l'ancienne. Il y en a 45,000 en Pennsylvanie et d'autres essaimages plus petits en Indiana et en Ohio. Les Amish ne sont pas une secte mais un groupe ethnique et religieux (dit anabpatiste chretien) qui vit a l'ecart du monde moderne. Par exemple, ils n'utilisent pas l'electricite car ils n'aiment pas le concept de lien permanent par cable ou fil au monde dit civilise. Cela dit, il y a des contradictions car par exemple le telephone s'est repandu dans les foyers durant la derniere decennie. Ils utilisent donc des bonbonnes de gaz et des groupes electrogenes comme sources d'energie, et des outils pneumatiques. Plus generalement, la technique et la technologie ne sont pas des choses "sataniques" pour eux, ils sont simplement heureux dans leur mode de vie traditionnel. Ils se deplacent en carioles tractees par des chevaux (le "buggy") mais aussi en voiture, mangent les legumes de leurs potagers, cultivent du mais pour nourrir le betail qu'ils vendent en dehors de la communaute. Le tourisme est un revenu d'appoint pour eux: promenades en cariole, vente de patisseries et d'artisanat (couverture quiltees - "patchworks"). Ils vivent au milieu des gens qui ne sont pas Amish (pas de segregation territoriale), se marient entre eux, apprennent l'anglais a l'ecole (leur dialecte natal est un melange d'allemand du sud et de hollandais), votent pour les elections americaines. Ils s'habillent avec des vetements traditionnels qui font penser a "La petite maison dans la prairie" qui ne peuvent parfois pas avoir de boutons ni fermetures eclairs. Les hommes se laissent pousser la barbe (mais pas la moustache) une fois maries. On pourrait decrire leur traditions des pages durant, le mieux c'est d'aller lire le Wikipedia pour les plus curieux d'entre vous. Enfin, une legende veut que les jeunes Amish aillent passer une annee en dehors de la communaute lors du passage a l'age adulte pour experimenter la vie moderne et ensuite decider de revenir chez les Amish ou pas. Il s'agit d'une histoire inventee de toute piece.
Nous avons dormi dans un B&B tenu par un charmant couple d'americains (quel sens de l'hospitalite !) avant d'aller visiter le "County" de Lancaster. En bons francais, nous avons prefere la campagne bucolique aux zones touristiques. Voici les PHOTOS.

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Bye bye Shuji: The Last Cut


Lui, c'est Shuji. Il est japonais, originaire d'une petite ville pres d'Hiroshima, et travaille a New York depuis 4 ans en tant que "master stylist" dans un salon de coiffure de midtown Manhattan. Il aime le cinema d'action americain, les petites echoppes japonaises qui font les grosses nouilles qu'il aime (appelees "laamen"), le baseball (il est fans des Mets), les arbres en fleur (ah les cerisiers japonais), les sushis new-yorkais (selon lui le poisson est plus frais qu'au Japon) et rendre visite a ses amis de San Francisco (lieu clef de la diaspora japonaise). Il parle assez mal anglais alors on communique par mots clefs pour ce qui est de la coiffure ("summer cut", "spring cut", "chopped style," etc.) et pour le reste on articule et on parle lentement. Apres dix-sept coupes (une par mois), j'ai beaucoup appris sur la culture japonaise et nous avons partage nos visions d'etrangers sur New York et sur l'Amerique. New York c'est bientot fini (nous partons avant la fin decembre) et Shuji faisait partie de mes "personnages" new yorkais. Ca meritait bien une photo et une boite de chocolats.

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Panasonic Lumix DMC-FZ18, le dernier de la famille


Apres une semaine d'utilisation et une prise en main toujours en cours, nous sommes seduits par ce "bridge" entierement debrayable, leger et compact, optique avec zoom motorise Leica 200-504mm 18x en resolution max, une interface ergonomique, et grande sensibilite a la lumiere. Voici quelques PHOTOS de nos balades de test de l'appareil.

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Sleepy Hollow, NY: le village


C'est dans ce petit village de l'etat de New York (dont la capitale n'est pas New York City mais Albany) et sa foret attenante que le film de Tim Burton a ete tourne. On y trouve le cimetiere, le pont du cavalier sans tete, et d'autres surprises qui n'ont rien a voir avec le film: la demeure des Rockefeller (la famille du petrole et de la politique) et le manoir des Phillipsburg (famille hollandaise d'esclavagistes). Voici les PHOTOS . Les deux themes du jour: le flous artistique (dur avec un compact numerique tout automatique) et la symetrie.

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Serendipity, la chute


Serendipity signifie "heureuse decouverte" en bon anglais. C'est aussi le nom d'un fameux soi-disant restaurant de midtown Manhattan connu pour son decor facon bric-a-brac, son nombre de tables limite, ses anciens clients (Andy Warhol en avait fait sa "cantine", les presidents y passaient, etc.), ses desserts (le frozen chocolate et le sundae a 1,000$), et la degaine de sa patronne (une sorte de sepulture vivante qui en est a son sixieme lifting) a ferme. L'inspection d'hygiene a eu raison de lui selon l'article de Business Week. Le recensement a denombre une centaine de cafards, une souris et ses dejections, et des mouches geantes. Dire que j'y etait alle une fois (PS: Anne, pardon de t'avoir emmene dans cet endroit) pour "ne pas mourir bete" et que j'avait trouve ca pas terrible (15$ pour une tartine dans ame et de la salade apres une heure d'attente). J'ai un comme mauvais gout dans la gorge. Le restaurant ne desemplissait pas, cite dans tous les guides europeens et japonais, et la file d'attente y etait d'une heure minimum. "This is New York", comme disent les autochtones. Soit, mais "this is disgusting". Cette ville est decidement digne d'un pays sous-developpe.

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Lower East Side of Manhattan, premier album photo Holga


Holga, c'est quoi? C'est un appareil photo argentique a deux balles 25$ environ. Plus precisement, c'est l'appareil photo communiste invente par les chinois. Tout est manuel (pas de pile), la lentille est en plastique et les reglages sont basiques. Apres avoir decouvert que le loquet "B" signifie "blur" (et hop, une pellicule de fichue), que le loquet des ISO ne sert en fait a rien (il est mal monte de serie) et compris comment cadrer (probleme d'alignement du viseur qui rend la photo finale differente de ce que l'on y voit), surimprimer une photo, et eviter que la lumiere ne rentre dans le boitier (il faut colmater l'appareil au niveau des jointures avec du scotch d'electricien), on arrive enfin a faire des photos convenables !

Developper ses photos (pellicule de 60mm 12 poses) coute le prix de l'appareil, mais le rendu est agreable avec le format photo carre, le grain qui apparait assez vite en faible luminosite, le halo noir (chaque Holga a un halo plus ou moins prononce du fait d'un montage en serie assez inegal), le rendu flou et les distorsions des qu'on s'eloigne du centre de la photo, et l'aplatissement des plans au dela de dix metres de champ (facon 2D).

Voici donc mes deux premiers rouleaux couleurs, pris dans notre nouveau quartier: le neo-branche Lower East Side. Ca se passe par ici sur mon Picasa. Vive l'appareil photo du peuple meme si c'est en fin de compte un sport de riches.

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Final destination: Miami, Florida


Apres mure reflexion, nous avons choisi Miami comme derniere destination intra-US. Apres un an et demi de decouverte du "pays-continent" et le retour qui approche, c'est LA case qu'il nous fallait cocher pour rentrer bronzes juste avant Noel. Voici le recapitulatif de nos peregrinations:

  • Atlantic City, New jersey
  • Washington, D.C.
  • Philadelphia, Pennsylvania
  • Boston, Massachussets
  • Las Vegas, l'ouest americain (Utah, Nevada, Arizona) et ses grands parcs (Grand Canyon, Monument Valley, Zion, Lake Powell)
  • San Francisco, California et ses alentours: Napa et Sonoma (vallees des vins), la Muir forest, la Sillicon Valley, Carmel, Monterrey
  • Los Angeles, California et ses alentours: Long Beach, Palos verdes, etc.
  • Toronto et les chutes du Niagara du cote canadien
  • Chicago, Illinois
  • et Miami, Florida

Malgre un petit regret de ne pas avoir vu la Nouvelle Orleans, mais nous repartirons avec le sentiment du devoir accompli !

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30% des mexicains (44 millions de personnes) sont obeses


Legende photo: Welcome to Taco Bell, the Mexican-style junk food chain, where we serve nachos, quesadillas, burritos.

Une partie de l'explication se trouve dans la nature de la cuisine mexicaine, grasse et lourde. L'autre partie se trouve dans l'influence des voisins du nord: les gringos. Le modele americain s'exporte bien, y compris la malbouffe ("comita chatarra"). Aux 30% d'obeses s'ajoutent 40% de personnes en surpoids. La consommation alimentaire se transfere des fruits, legumes et produits laitiers vers les boissons gazeuses (refrescos). Le gouvernement de droite au pouvoir est accomodant avec les grandes multinationales comme Pepsico ou Coca Cola (qui realise 15% de son chiffre d'affaires au Mexique). L'institut sanitaire national, inquiet de voir 20% des depenses publiques allouees a la lutte contre l'obesite, a reussi a faire interdire certains spot publicitaires de certaines marques (dont Nestle et Kellog's). Mais la lutte est largement inegale... Il n'y a plus qu'a attendre l'arrivee du pompier pyromane de la cavalerie, avec son Coca Cola sans sucre et ses salades dietetiques de McDonalds

source chiffres: Le Monde du 01/11/07

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Chicago, Illinois: "Elle a tout d'une grande".


Legende photo: le fameux haricot geant reflechissant (The Bean) situe au nord du Millenium Park.

Notre avant-dernier voyage au sein des US nous a amene dans la ville d'Al Capone et Elliott Ness: Chicago. On y fume dans les bars (meme a Londres les pubs sont desormais non-fumeurs), les gens se deplacent au ralenti dans le metro on a envie de les secouer, les metros sont aeriens (la fameuse "loop line"), et les joggers courent au grand air sur la rive du lake Michigan (Windy City est l'un des surnoms de la ville). Nous avons beaucoup marche mais ce fut un bonheur de quadriller la ville et d'y decouvrir la richesse de son architecture. Le Central Business District (dans le "loop") est une immense foret de gratte-ciels datant du debut du siecle - mais tres peu de style art-deco, dont New York est depositaire - mais aussi des annees 1970/1980. Avec son skyline, ses deux aeroports, ses sieges sociaux, sa "5eme avenue" (The Magnificent Mile on North Michigan Avenue), ses gigantesques malls, etc. la ville fait figure de capitale economique, si bien qu'elle est parfois surnommee The Second City (apres New York, donc) meme si au depart ce surnom provient de la reconstruction suite a un grand incendie a la fin du XIXeme siecle.

Nous sommes montes en haut de la Sears Tower (plus grande tour d'Amerique culminant a 440m environ) et en haut du John Hancock Center, ou nous avons pris un verre au bar d'altitude (95eme etage) et un lunch le lendemain au restaurant d'altitude (96eme etage). La vue donne vraiment le vertige, meme si le cerveau humain a du mal a concevoir la hauteur au dela de 250 ou 300 metres. Le seul indice c'est de voir tous les autres immeubles comme s'ils etaient "petits".

Voici les photos

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The Equitable Building

Le gratte-ciel par lequel le mal est arrive

Construit en 1915, le "120 Broadway" ou Equitable Buiding fut le plus grand gratte-ciel du monde durant quelques annees avec ses 40 etages (170m de hauteur). Construit en pierre de taille (calcaire), il se presente sous la forme d'une base commune de laquelle se detachent deux "tours" qui sont en realite reliees (si bien que l'immeuble forme un "H" vu de dessus). Abritant des bureaux (15000 personnes), il avait meme sa propre station de metro. Les curieux s'y pressaient pour y essayer les ascenseurs. Jusqu'en 1890 environ, la construction de gratte-ciels ne se heurtait qu'a un seul probleme technique: faire monter les gens autrement que par des escaliers. L'asenseur fut invente par Otis a la fin du XIX puis ameliore petit a petit. La particularite de cet immeuble est d'avoir mis a l'ombre une bonne partie du quartier ( sur 3 hectares), suscitant a juste titre l'ire des riverains (a deux pas de Wall Street...), de la municipalite et des architectes de l'epoque.
Un an plus tard, la ville de New York acte la "1916 Zoning Resolution" empechant de construire un immeuble vertical sans decrochage au bord d'une avenue ou rue. En clair, interdit de monter tout droit jusqu'en haut a partir du trottoir. Deux solutions sont des lors possibles:

  • Construire directement au bord du trottoir et observer un decrochage a partir d'une certaine hauteur (fixee par la loi aux environs de 30 metres, soit 8 etages). Ce choix architectural fut la base des grands gratte-ciels de l'architecture art-deco newyorkaise, reconnaissables a leur base large et leur tour jaillissante. Parmi les archetypes, le Chrysler building, le siege de la Bank of New York, le siege historique de General Electric (a ne pas confondre avec le "30 Rockefeller Plaza" egalement surnomme "Rockefeller Center"), et bien evidemment l'Empire State Building.

Les deux solutions induisent des pertes de volume, restait a savoir laquelle des deux optimisait neanmoins la perte. La surface est chose rare et precieuse a Manhattan (une ile...) et l'optimisation est un enjeu clef pour les architectes (ou comment obtenir un maximum de surface commerciale avec un minimum de surface au sol?). Les architectes ne semblent pas avoir tranche puisque les deux solutions cohabitent encore de nos jours. Il semble toutefois y avoir eu quelques dessous de tables derogations. Citons l'affreux MetLife et le magnifique Sony Plaza (ex AT&T Building) qui s'affranchissent de la Zoning Resolution.

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Greenwich, CT (Connecticut)


C'est a l'occasion de mondanites professionnelles que j'ai decouvert cette petite ville surnommee par les financiers "the land of hedge funds" (ne pas prononcez le "w", comme pour le Greenwich londonien). Voici un article de Claire Gatinois (Le Monde du 4 octobre 2007, photo incluse) qui en parle mieux que je ne saurais le faire.


La crise financière américaine a épargné Greenwich, capitale des hedge funds: GREENWICH (Connecticut) ENVOYÉE SPÉCIALE
Les fonds spéculatifs seraient à la tête de 1 760 milliards de dollars dans le monde. Et 10 % de ce montant seraient gérés depuis cette petite ville du Connecticut

Les gens sont riches ici, ça se voit. A Greenwich, on croise des milliardaires tous les jours sans le savoir ", commente William Nitz {...} . A Greenwich, le revenu par habitant est supérieur à 80 000 dollars (56 500 euros), trois fois celui de la région de Detroit. La " médiane " est de 116 000 dollars par foyer, " {...} insiste Mary Ann Morrison, la présidente de la chambre de commerce de Greenwich. Ces fonds d'investissements placent, à court terme, l'épargne des grandes fortunes et des investisseurs institutionnels. Ils sont très actifs depuis les années 1970 et, selon le Hedge Funds Research, ils géreraient aujourd'hui 1 760 milliards de dollars (1 242 milliards d'euros) dans le monde, soit l'équivalent du produit national brut de l'Italie en 2005 ! Et 10 % de ce montant serait géré depuis cette petite ville du Connecticut. " Il y a quatre capitales pour les hedge funds, New York et Greenwich aux Etats-Unis, Londres au Royaume-Uni et Sydney en Australie ", atteste David Ogilvy {...}

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Moving downtown, "bye bye UES"


A force d'ecouter Petula Clark, on a decide de suivre son conseil et de demenager dans le sud pour finir notre aventure newyorkaise (a la fin de l'annee, deja...) Nous avons vendu nos meubles, clos nos abonnements, et loue un van dans Harlem (l'occasion de derouiller mon spanglish) pour transporter notre bazar dans le Lower East Side, le quartier de Norah Jones, Moby, des Cold War Kids, etc. C'est LE quartier du moment a New York, "the next SoHo", bref la consecration pour nos derniers mois ici. Ca change de notre Upper East Side qu'on aimait tant (Central Park nous manque deja) meme si on est enchantes de changer d'atmosphere. Nous sommes en phase d'adaptation (on a deja trouve les bons burgers, c'est l'essentiel). L'appart ("one bedroom") est plus petit et a peine moins cher a la location, mais il est certes bien mieux place (Orchard Street). "Location, location, location", comme disent les nykais. Des photos (il y a deux ou trois dans ce post) et des commentaires sont a venir...

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Ecologie et urbanisme


Legende photo: l'immeuble ou je travaille, le 520 Madison. Le mois dernier, tous ses occupants ont recu un email du "Building Management" au sujet du recyclage des dechets. Voici donc ce que j'y ai appris: en un mois, cet immeuble de 180 metres de haut (42 etages soit plus de 4000 employes) "produit" 60 tonnes de papier, 3 tonnes de metal/verre/plastique, et 17 tonnes de dechets organiques. Sur ce total 80 tonnes de dechets, le taux de recyclage est de 75%: "Last month we saved 2,125 trees, 9,875 gallons of oil and 875,000 gallons of water" (sic). Plus generalement, New York est une grosse pommepoubelle qui produit des milliers de tonnes de dechets chaque mois, qui sont achemines je-ne-sais-ou sur de longues barges que l'on voit parfois naviguer vers le sud sur l'Hudson River.

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